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La grande pyramide de Gizeh - Grand Sphinx de Gizeh

La vie quotidienne dans un temple égyptien

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La vie quotidienne dans un temple égyptien

Colonne de temple égyptien

En parcourant la vallée du Nil, lors de la visite des grands temples, ceux-ci nous paraissent bien tristes à travers leur grisaille archéologique.

Il n’en était pas de même à l’Époque pharaonique où le temple divin était rutilant de polychromie, d’oriflammes, d’obélisques à pointes d’or.

Chaque temple comportait un nombre important de prêtres qui devaient assurer chaque jour un cérémonial au rite immuable, sans la moindre participation du peuple.

Le rôle du temple était avant tout de protéger toute la Création contre les forces du chaos qui avaient précédé l’organisation de l’Univers.

Ainsi le temple n’était pas une maison de prière (rien de commun avec le rite musulman ou chrétien) mais un édifice fonctionnel, une image réduite du monde.

Le plafond constellé d’étoiles représentait le ciel ; les scènes rituelles ornant les murs symbolisaient les devoirs du Pharaon à ses dieux ; la forêt de colonnes végétales, l’image de la terre féconde.

Tous les matins, au lever du soleil, le prêtre purifié, entrait dans le sanctuaire, brisait le sceau d’argile qui garantissait la fermeture du naos, le sanctuaire, faisait apparaître l’image de la divinité et lui récitait des hymnes d’adoration.

Le dieu ou la déesse était ensuite lavé, encensé, habillé, parfumé, on lui offrait les offrandes qui étaient consumées par le feu.

On purifiait à nouveau la divinité, avec l’eau et le térébinthe ; on refermait le naos et le prêtre effaçait la trace impure de ses pieds en sortant.

Au Nouvel Empire, le temple comportait trois sections : une cour à portique à laquelle les fidèles avaient accès à l’occasion de fêtes ou de jubilés ; une salle hypostyle pour les grandes cérémonies et enfin, le sanctuaire où seuls certains prêtres et le Pharaon (pour certains événements exceptionnels) pouvaient pénétrer.

Le peuple pouvait communiquer avec son dieu en déposant dans la cour du temple une petite stèle, sorte d’ex-voto, point de communication entre le monde inférieur et le monde terrestre.

Quelques constructions annexes complétaient l’édifice : le lac sacré (car le soleil, à l’aube du monde était sorti des eaux initiales) ; la « maison de vie » (ateliers de scribes, médecins, artistes et décorateurs) véritable centre de culture sacerdotale ; des locaux d’habitation pour le personnel religieux ; un mammisi (lieu de la naissance du dieu-fils) ; des ateliers et des magasins.

Si le temple était en bordure du Nil, un petit quai était prévu pour l’abordage de la barque sacrée du dieu. Parfois, le temple était précédé d’une allée de sphinx.

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