Le palais de Topkapi
Royaume des sultans et des courtisanes Pendant des siècles, le Palais de Topkapi a fait fantasmer l’occident. Le palais des sultans Ottomans, cœur du pouvoir de l’empire était un lieu à la fois ouvert et fermé. Célèbre et secret. On y recevait des ambassadeurs et représentants des pays du monde entier et pourtant, paradoxe oriental, toute une partie du palais était fermement dissimulée aux yeux de
La rédaction Trvlr : Rédaction
Publié le 1 avril 2010 ; 3 min de lecture

Pendant des siècles, le Palais de Topkapi a fait fantasmer l’occident. Le palais des sultans Ottomans, cœur du pouvoir de l’empire était un lieu à la fois ouvert et fermé. Célèbre et secret.
Royaume des sultans et des courtisanes
Pendant des siècles, le Palais de Topkapi a fait fantasmer l’occident. Le palais des sultans Ottomans, cœur du pouvoir de l’empire était un lieu à la fois ouvert et fermé.
Célèbre et secret. On y recevait des ambassadeurs et représentants des pays du monde entier et pourtant, paradoxe oriental, toute une partie du palais était fermement dissimulée aux yeux des visiteurs.
Car contrairement à la vie privée de nos rois (exposée aux vues de la cour), celle des sultans était cachée. Topkapi est un des endroits les plus touristiques Istanbul, car il s’agit d’un lieu historique et architectural important.
Cependant sa renommée, le prix d’entrée et l’affluence des touristes en font un lieu un peu dénué d’authenticité et on a du mal à retrouver la vie tourmentée qui devait caractériser le palais durant les 4 siècles où les sultans et leurs familles ont habités ici.
La première chose qui frappe à Topkapi est la grandeur et l’étendue du palais et de ses domaines.
Topkapi est loin d’être un palais à l’européenne (comme celui de Dolmabahçe dans lequel les sultans s’installeront à partir du 19e siècle) et son architecture est d’inspiration islamiste.
Vous traverserez donc de nombreux jardins, grandes places, petites cours, et pavillons richement décorés.
A vous de retrouver quels étaient les utilités et les fonctions de tous ces différents bâtiments. Souvent vous pouvez entrer à l’intérieur et admirer de superbes mosaïques, mais tout le mobilier et autres décorations ont été retirés pour laisser le passage aux touristes.
Vous pouvez néanmoins admirer les objets et meubles les plus luxueux des sultans en visitant le Trésor Impérial du palais.
Il faut souvent faire la queue pour admirer ces objets extraordinaires mais le jeu en vaut la chandelle.
Tout ici est démesuré : trônes incrustés de nacre, décorations ou armes ornées d’énormes pierres précieuses.
Enfin, il ne faut surtout pas rater la visite du harem de Topkapi, qui est un des endroits les plus beaux du palais.
Il y a souvent énormément de monde, il faut donc s’y prendre assez tôt et acheter les billets dès votre arrivée sur le site.
Le prix d’entrée est très cher, mais cela vaut vraiment la peine pour avoir un petit aperçu des quelques 300 pièces qui constituent les appartements privés des familles impériales, depuis le 16e siècle !
C’est cet endroit qui fait fantasmer les occidentaux depuis des siècles.
Le fantasme vient du certainement du mystère entretenu autour du lieu (en arabe, harem signifie « interdit », « réservé »). Mais dans les faits, le Harem ressemblait plus à une prison qu’à un lieu de débauche et de luxure.
Les femmes étaient enlevées dans l’empire ou plus loin. En entrant, elles étaient considérées comme esclaves.
C’est d’ailleurs pour ça qu’aucune d’entre elles n’étaient musulmane ni Turque (une musulmane ne pouvait pas être esclave)... Ironie de l’histoire, la conséquence de ce système fait qu’aucun des sultans de l’Empire Ottoman n’est né de mère Turque et musulmane...
Une fois dans le Harem, les femmes pouvaient « monter en grade ». En étant « honorée » par le sultan, la jeune femme devenait « odalisque ».
Puis si elle lui donnait un garçon elle devenait kadin. Enfin, si son fils devenait sultan, elle devenait « valide sultane », le titre le plus envié :
elle régnait alors sur le harem et avait très souvent un rôle clé dans l’organisation de l’Etat.
Lorsqu’un nouveau sultan prenait le pouvoir, toutes les femmes (sauf la valide sultane) quittaient le Harem et tous les frères du sultan étaient... tués pour éviter les conflits de pouvoir.
Pour être sûr que la succession soit assurée en droite ligne, les hommes étaient bannis de cette « prison dorée ». Tous les hommes sauf bien sûr les célèbres eunuques, les gardiens du Harem.
Les jardins du palais sont aussi un des endroits les plus agréables d’Istanbul.
La vue sur la ville et le Bosphore est impressionnante, il y a des fontaines et des mosaïques partout et il est très agréable de se reposer à l’ombre et à l’abri des arbres et du marbre.
C’est en traversant les 4 cours successives du Sérail (la 4ème étant uniquement réservée à la famille impériale) que vous découvrirez la grandeur du palais et la vue sur la ville.
Le palais est ouvert tous les jours sauf le mardi de 9 heures ) 16h30 (19 heures en été). Des audio guides (payants) sont disponibles en Français. Ils sont bien utiles si on ne connaît pas bien l’histoire de l’empire ottoman.
Marjolaine Chaintreau © ; Azurever.com
Marie-Camille Julien © ; Azurever.com
Sources
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