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Tout quitter pour la vie en voilier - navigation vers les îles espagnoles

Tout quitter pour la vie en voilier

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Ils en ont rêvé, ils l’ont fait ! Gaëlle, Jeremy et leur acolyte Monsieur Chat ont tout quitté pour la vie en voilier ! Des préparatifs à la vie à bord, des conseils techniques aux bons tuyaux pratiques, ils nous racontent leur nouvelle vie de nomades des mers… Et on est très (très) fans !

Quels TRVLRs êtes-vous ?

Commençons par le début ; pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Jérémy : Nous sommes Jérémy et Gaëlle, deux trentenaires (plus proches de la fin de la trentaine que du début), nous avons tout quitté en 2019 pour acheter un voilier et partir à l’aventure ! Et puis il y a Monsieur Chat, qui était resté sur la terre ferme mais qui nous a maintenant rejoints sur le voilier.

Vous avez décidé de changer de vie ; était-ce un projet de longue date et quel a été le déclic pour l’entreprendre ?

Gaëlle : Oui et non. Nous parlions de partir à l’aventure depuis longtemps, mais jamais nous n’avions imaginé partir en voilier ! Il y a 5 ans nous n’avions jamais mis les pieds sur un voilier de notre vie, c’est dire. Et puis un jour, Jérémy a vu une vidéo Youtube de deux frères américains partis naviguer sans date de retour. Il m’a envoyé un email pour me dire : « et si on faisait comme eux ? ». On ne le savait pas encore mais l’aventure venait de commencer pour nous.

Plan A / Plan B : quel devait être votre périple et qu’en a-t-il été réellement ?

J : À vrai dire, dès le début il était question de tout quitter sans date retour et d’adapter le projet en fonction de nos envies du moment, et ce point n’a pas changé. Par contre, pour les destinations et le trajet, nous en sommes probablement au plan W ! Nous comptions larguer les amarres en 2020 mais le COVID est passé par là et a tout chamboulé. Nous sommes donc partis de Dunkerque en septembre 2021. Notre objectif : partir de France, longer les côtes espagnoles, portugaises, traverser vers les Canaries, Cap Vert puis traverser l’Atlantique début 2022.

Au final, nous nous sommes rendus compte que nous allions trop vite dans notre voyage. Lors de la navigation entre Lisbonne et les Canaries, nous avons décidé de changer de cap et de nous dérouter sur Madère. Un séjour qui devait durer quelques semaines s’est transformé en un an de découverte de l’île ! Et nous venons de rempiler pour une année supplémentaire sur place. Nous sommes littéralement tombés amoureux de l’île et de ses habitants. Début 2024, l’idée serait de partir vers les Canaries. Mais qui sait ce qu’il se passera d’ici là !

Changer de vie pour voyager en voilier

Nous, aux prémices de notre changement de vie !

Préparer un grand voyage en voilier

Comment avez-vous préparé votre changement de vie ?

Préparer son budget

G : Avant de tout quitter sans date retour, nous avons organisé et planifié ce projet durant 2 ans environ. Et l’un des premiers points sur lequel on s’est penché, c’est le budget. Nous n’étions ni propriétaires ni très dépensiers déjà à l’époque. Nous bossions depuis presque 10 ans et nous avions des économies de côté. Lorsque le projet d’acheter un voilier et de partir à l’aventure à bord a fait son chemin dans nos esprits, on a rapidement revu un certain nombre d’habitudes pour économiser encore plus au quotidien. La moindre petite économie était bonne à prendre. Par exemple :

  • Fini les restos tous les week-ends
  • On a changé nos forfaits téléphoniques pour un opérateur moins cher
  • On faisait beaucoup d’aller-retours entre Lille et Paris, et nous avons arrêté de prendre le TGV et opté pour le covoiturage. Alors oui, c’est moins rapide, mais ça coûte significativement moins cher.

À aucun moment, on n’a eu le sentiment de se priver ou de se mettre des contraintes. Au contraire : nous avions un projet précis, et ça nous motivait à faire tous les efforts possibles !

On suivait mois par mois l’évolution de nos économies, et sur base de ça, on estimait combien de temps on pourrait partir à l’aventure sans être obligés de travailler pour renflouer les caisses.

Démissionner et informer les familles (accessoirement…!)

Une fois le voilier acheté, nous avons informé nos jobs respectifs de notre projet de départ. Ils ont d’ailleurs été au courant avant nos familles ! Nous occupions tous les deux des jobs à responsabilités, et nos managers nous demandaient de nous projeter pour l’année à venir, de définir nos projets professionnels, et potentiellement de nous relocaliser. Difficile donc de ne pas être transparents très tôt avec eux. Heureusement, nous étions tous les deux dans des entreprises qui encouragent les projets personnels, et ces discussions se sont très bien passées.

Puis une fois nos familles informées de notre projet, les choses se sont très vite enchaînées. Nous avons mis en vente une bonne partie de nos biens, nous avons donné à des associations la majorité de nos vêtements, nous avons soigneusement sélectionné ce qui viendrait à bord du voilier avec nous, et nous avons mis en carton et stocké ce que nous souhaitions retrouver à notre retour potentiel. Nos parents ont eu la gentillesse de nous permettre d’occuper une partie de leurs greniers et garages.

Malgré toute cette préparation, les dernières semaines en appart ont été hyper chargées et émotionnelles. Car même si nous avions vraiment hâte de démarrer ce nouveau chapitre, ça n’est jamais simple de laisser ce que nous connaissons derrière nous et de nous lancer dans l’inconnu.

Avez-vous baigné dans la navigation depuis petits ou êtes-vous des “néo-navigateurs” ?

J : Absolument pas ! À part un ou deux cours sur un Optimist lorsque j’avais 8 ans, aucun de nous deux n’était jamais monté sur un voilier. Nous nous sommes adressés à l’école de voile la plus proche de chez nous à Dunkerque et nous avons pris des cours pendant un an avant d’acheter notre voilier.

Tout quitter pour naviguer - Kerguelen devant les falaises de Normandie

Notre cher Kerguelen devant les falaises de Normandie

Votre nouvelle vie quotidienne à bord d’un voilier

Vie en voilier vs. vie en appart : quelles différences ?

G : Nous vivons toute l’année dans un voilier de 10 mètres de long. Donc forcément, les rangements sont limités et l’espace de vie restreint. Ça a donc été hyper important pour nous de réfléchir à deux fois à ce que nous voulions emporter à bord et d’optimiser au maximum le rangement. Pas question d’avoir quelque chose “au cas où” dont on ne se servirait pas pendant des années, sauf s’il s’agit de pièces de rechange et d’outils pour le bateau ou de matériel de sécurité. Et nous n’avons aucun objet à bord qui n’a qu’une seule utilité. Notre emménagement à bord du voilier a donc sérieusement accéléré notre transition vers un mode de vie très différent de celui qu’on avait en appartement.

Si je devais donner quelques exemples concrets de la vie de tous les jours :

  • Vêtements : Nous avions une énorme penderie pleine à craquer de vêtements dans notre vie d’avant. Aujourd’hui, nous avons deux semaines de vêtements à bord. Et même là, il y en a certains que nous ne mettons presque jamais car nous faisons un roulement sur quelques t-shirts par exemple. Donc nous pourrions encore réduire.
  • Cuisine : Nous n’avons ni four, ni micro-ondes, ni congélateur à bord. Nous cuisinons donc exclusivement des produits frais, ce qui est très loin de ce que nous faisions lorsque nous travaillions à temps plein et que nous vivions en appart.
  • Plusieurs usages pour un même objet : Lorsque je prépare un gâteau par exemple, je fais le mélange de ma préparation dans la casserole qui me sert aussi à cuire les pâtes ou la soupe car on n’a pas de saladier ou de cul de poule.

La consommation d’énergie en navigation

Un autre élément dont nous sommes bien plus conscients depuis que nous vivons sur un voilier, c’est notre consommation d’énergie d’une manière générale. Que ce soit l’eau, l’électricité, le gaz, le carburant … Tout est précieux à bord, et c’est exacerbé lorsque nous sommes en mer.

En mer, nous comptons sur nos panneaux solaires pour fournir l’électricité dont nous avons besoin pour les instruments de navigation, les lumières, notre téléphone satellite, la recharge de divers appareils à bord… Nous économisons au maximum les 250 litres d’eau que nous avons dans nos cuves à bord (et nous prenons toujours 60 litres supplémentaires dans des bidons sur le pont au cas où l’une de nos cuves ne soit plus utilisable pour l’une ou l’autre raison). Nous n’allumons le moteur que lorsque nous ne pouvons vraiment pas faire autrement. Et nous veillons à minimiser le temps d’utilisation du gaz en préparant le maximum de repas avant le départ.

Lorsque nous sommes au port, c’est un peu comme au camping : notre voilier est branché sur une borne de courant de 220V, et nous pouvons facilement remettre de l’eau dans nos cuves ou acheter une nouvelle bouteille de gaz par exemple. Mais malgré tout, nous faisons en sorte de limiter notre consommation au quotidien. Si c’est un sujet qui vous intéresse, nous avons d’ailleurs dédié un article de blog sur nos astuces en cuisine pour limiter notre consommation de gaz, utiliser le moins d’ustensiles et de vaisselle possible, cuisiner des produits frais et générer le moins de déchets possible, et enfin limiter notre consommation d’eau. Et la plupart sont applicables que vous soyez en voilier, en van, en camping-car, ou même dans une maison.

La gestion des déchets en bateau

Un troisième élément qui nous a rapidement fait réfléchir lors de notre emménagement à bord, c’est notre poubelle. Dit comme ça, c’est étrange, mais c’est la réalité. Nous avons une poubelle de cuisine de 20 L. Et lorsque nous nous sommes rendus compte que nous devions la jeter après quelques jours seulement, nous nous sommes intéressés à ce que nous y mettions. Grâce à ça, nous avons rapidement fait la transition vers un quotidien générant moins de déchets.

Dans la cuisine, nous avons remplacé :
  • le sopalin par des serviettes de table, des tissus absorbants et torchons
  • les éponges synthétiques par des éponges en tissu et une brosse en bois
  • le liquide vaisselle par un pain de savon de Marseille
  • le film alimentaire en cellophane ou aluminium par des bocaux en verre et des couvercles alimentaires en silicone
  • les sachets en plastique ou en papier kraft lors de nos courses par des pochons en tissu et sacs réutilisables
  • les plats préparés ou produits suremballés par du fait maison
Dans la salle de bain

Nous sommes passés aux déodorants, savons, shampoings, et dentifrice solides, et nous avons supprimé les objets à usage unique pour leur alternative lavable et réutilisable (lingettes démaquillantes, mouchoirs, coton-tiges, protections hygiéniques, …). Cela nous permet d’avoir au final très peu d’emballage dans notre salle de bain et, ceux qui sont présents sont recyclables voire même réutilisables en l’état. Si ce sujet vous intéresse, nous y avons dédié un article complet sur le blog où nous partageons les marques et produits présents dans notre salle de bain (presque) zéro déchet ainsi que le budget annuel que ça représente.

Pour l’entretien et le ménage à bord

Nous avons emmené du savon noir, du savon de Marseille, du bicarbonate de soude, du vinaigre, du percarbonate de soude, et de la terre de sommières. Et la flopée de produits divers et variés que nous avions en appart (spécial calcaire, spécial salle de bain, spécial cuisine, …) ne nous manque pas du tout.

Bref ! Tout ça pour dire que, même si nous pouvons évidemment encore nous améliorer, nos habitudes de consommation et de vie au quotidien sont très différentes depuis que nous avons emménagé à bord du voilier. Il y a tout un tas de choses que nous aurions pu mettre en place avant, mais vivre sur l’eau a tout simplement facilité et accéléré notre transition.

Vie en mer vs. vie sur terre : quelles différences ?

G : Lorsqu’on est en navigation, le temps est comme suspendu. Être pleinement présent.e dans l’instant est essentiel. Une fois les voiles et le cap bien réglés, il n’y a plus grand chose à faire à bord (quand tout se passe bien). On peut alors littéralement passer plusieurs heures à observer la couleur de l’eau qui nous entoure, le mouvement des nuages au-dessus de nous, un même point sur la côte tant nous avançons lentement (5 nœuds en moyenne, soit environ 9 km/h). Et malgré tout, on ne s’ennuie pas un seul instant. À l’inverse, si on me demandait de fixer un même point depuis la fenêtre d’un appart pendant des heures, je suis persuadée que je trouverais le temps long après 10 minutes.

Lorsqu’on est au port, le quotidien ressemble un peu à celui qu’on peut avoir en camping. La porte de notre voilier n’est fermée que la nuit, on passe une bonne partie de la journée à l’extérieur lorsqu’on ne travaille pas, on a de nouveaux voisins tous les deux ou trois jours, … Et puisqu’on sait que ces personnes ne sont que de passage, on discute immédiatement et on se fait bien souvent un apéro sur l’un ou l’autre bateau le soir-même de leur arrivée. À titre de comparaison, nous avons habité le même appart à Lille pendant 8 ans, nous n’avons jamais discuté avec nos voisins et encore moins pris l’apéro avec eux. Chacun avait son rythme de vie, ses horaires, son cercle d’amis…

Le mal de mer, on en parle ?

G : Oui, on peut être particulièrement sensible au mal de mer et malgré tout partir à l’aventure à bord d’un voilier, j’en suis la preuve. Pour rassurer certaines personnes qui se posent peut-être la question, le mal de mer n’est pas une maladie mais plutôt un état à un moment donné. Il peut être plus ou moins “sous contrôle” si on anticipe et on veille à ne pas ressentir les fameux 5F (5 facteurs favorisant le mal de mer) : la Fatigue, le Froid, la Faim, la “Foif”, et la Frousse.

Autant être honnête, j’ai très souvent nourri les poissons malgré tout. D’où le fait que je dise être particulièrement sensible. Mais depuis quelque temps, j’ai découvert le Stugeron, un médicament notamment utilisé par la marine anglaise. Et autant dire que ça a drastiquement changé mon expérience de la navigation. Je n’ai été malade qu’une seule fois depuis que j’en prends, et c’est vraiment parce que les conditions de navigation étaient très musclées.

Jérémy n’a jamais été malade par contre. Comme quoi, c’est vraiment propre à chacun.

Traversée du Golfe de Gascogne en voilier

Petit somme pendant la traversée du Golfe de Gascogne

Êtes-vous toujours en phase sur les décisions de navigation ?

J : À bord, il n’y a qu’un seul capitaine (moi dans notre cas). Même si nous discutons de toutes les décisions à prendre, il y a au final une seule voix à suivre. Dans des situations du quotidien ça ne change pas grand-chose, mais dans les situations qui nécessitent des prises de décisions rapides (la météo change rapidement, quelque chose casse à bord) il est important de ne pas avoir plusieurs personnes qui prennent des décisions opposées. Ce qu’il faut garder en tête, c’est qu’on est littéralement dans le même bateau et qu’on partage le même objectif : arriver à bon port sans nous mettre en danger. Donc finalement, les situations où on ne serait pas d’accord sur les décisions à prendre sont très rares.

Vous nous prouvez qu’il est possible de naviguer avec son animal : à quoi ressemble la vie de Monsieur Chat, à bord et en escale ?

J : Avant de complètement larguer les amarres nous avons fait quelques navigations tests avec Monsieur Chat. Et malheureusement, Monsieur Chat n’aime pas du tout la voile ! Lui que nous avions adopté à la SPA et qui a toujours habité très tranquillement en intérieur dans des appartements était un peu déboussolé. Devant son mal-être à bord, nous avons préféré le laisser avec ses copains chats chez la sœur de Gaëlle. Par contre, Monsieur Chat adore la vie en marina, se prélasser au soleil et rêver d’attaquer des mouettes plus grosses que lui. Maintenant que nous nous sommes posés dans une marina à Madère, Monsieur Chat a pris l’avion pour la première fois et nous a rejoint à bord.

Sans tabou, comment gérez-vous vos économies ?

J : A vrai dire, nous ne dépensons pas beaucoup ! Nous sommes végétariens et faire le plein au marché local ne coûte pas grand-chose ! A part cela, il y a évidemment la marina et les réparations à bord, mais comparativement à un appartement classique nous nous en sortons avec beaucoup moins de frais. C’est d’ailleurs ce qui a motivé notre choix pour un bateau de 10 mètres. Nous avions le budget pour acheter plus grand, mais nous savions que les frais à long terme seraient exponentiels (le coût de la marina est en fonction de la taille du bateau, la taille des voiles et donc leur prix d’achat aussi, …).

Vous arrive-t-il d’avoir peur ?

G : Avant de prendre la mer, on vérifie toujours la météo afin de partir dans des conditions qui nous conviennent. Quelle sera la vitesse du vent ? Sa direction ? Y aura-t-il de la houle ? Venant de quelle direction ? Quelles sont les prévisions des jours à venir ? … Puis il faut faire confiance à son instinct. Si l’un de nous ne sent pas une navigation dans les conditions annoncées, on attend une meilleure fenêtre météo.

Ça nous est arrivé à plusieurs reprises de rester bien plus longtemps que prévu au même endroit à cause de la météo qui ne permettait pas une navigation sereine. Je pense par exemples au Havre où nous sommes restés une semaine alors qu’on pensait s’y arrêter deux nuits, à Camaret où nous avons attendu pendant plus de 2 semaines la bonne fenêtre météo pour traverser le Golfe de Gascogne vers l’Espagne, et Lisbonne où il aura fallu attendre un mois avant de traverser vers Madère.

Malgré tout, on peut être surpris en mer et se faire peur. C’est important de rester humble et d’avoir bien à l’esprit qu’on ne gagnera jamais face aux éléments. Et il n’y a aucune honte à revenir au point de départ si jamais les conditions ne sont pas celles que nous pensions.

LE B.A-BA DE LA VIE EN VOILIER : ne jamais se lancer sans savoir ça !

  1. La mer sera toujours plus forte. Il faut savoir être humble face aux éléments.
  2. Hisser les voiles et faire avancer un voilier, c’est simple ! Naviguer en sécurité est plus complexe. Et il ne faut pas négliger les aspects « à côté » : la météorologie, la mécanique, les réparations à bord, les courants, les marées, …
  3. L’espace dans un voilier de 34 pieds est très restreint et ne permet aucune intimité. Partager cet espace avec une ou des personnes que vous aimez profondément uniquement, sinon ça risque d’être compliqué.
  4. La sécurité du bateau et de l’équipage passe avant tout et est non-négociable
  5. La communication est primordiale : quelqu’un a peur ou ne sait pas comment faire quelque chose ? Aucun souci. Mais il faut le dire pour que l’on puisse en tenir compte
  6. Nous sommes (littéralement) dans le même bateau et nous travaillons ensemble dans le même but : arriver à destination sans souci tout en prenant du plaisir
  7. Une bonne préparation du bateau, de l’équipage et de la navigation est essentielle

Tout quitter pour la vie en voilier - conseils navigation et sécurité

Tout quitter pour la vie en voilier – retour d’expérience

La réalité de la vie en voilier est-elle conforme à ce que vous aviez imaginé ?

J: A peu de choses près, oui. Ce que nous avons sous-estimé, c’est le temps que prend chaque réparation ! L’adage dit que l’on peut multiplier par 4 le temps estimé pour tomber sur le temps que nous mettrons réellement. Et d’après notre expérience personnelle, on n’en est pas loin !

Ressentez-vous une certaine nostalgie en pensant à votre “vie d’avant” ?

J : Parfois oui. Avoir le confort d’une maison, pouvoir prendre une douche chaude facilement, ne pas s’inquiéter en revenant chez soi de savoir si sa maison est au fond de l’eau ou sur un rocher sur le rivage, pouvoir appuyer sur un seul bouton pour tirer le chasse d’eau. Tout autant de petits détails dont on ne se rend pas compte au quotidien lorsque l’on a toujours habité dans un appartement et que l’on prend pour acquis.

Votre bilan / le mot de la fin ?

Merci à vous pour cette interview ! On espère que notre parcours pourra inspirer certains à se lancer, que ce soit en voilier, en van, ou tout autre moyen de transport, à l’autre bout du monde ou à côté de chez eux. Parfois, il ne faut pas aller bien loin pour vivre une aventure. Le tout, c’est d’oser se lancer.


Et pour tout connaitre de la vie en voilier de Gaëlle, Jérémy et Monsieur Chat, direction leur blog de navigateurs !