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Tout plaquer pour devenir guide en Laponie

Je suis Julie Duval, originaire de Nantes en Loire-Atlantique. Issue d’une double formation juridique et commerciale, j’ai pu développer une double compétence qui m’a amenée très rapidement, dès la fin de mes études, à travailler à l’étranger dans les secteurs du Commerce, du Tourisme et de l’Évènementiel. Mon profil de « multi-potentiel » m’a permis de développer une curiosité accrue pour plusieurs disciplines : le droit, le commerce, le tourisme, le « cross cultural management », les langues (j’en maîtrise trois et apprends actuellement le finnois). J’ai également plusieurs passions dont le voyage, le sport et la lecture. On me définit souvent comme une globetrotteuse et c’est en 2015, par un concours de circonstance, que j’ai posé un pied en Laponie Finlandaise, pour une expérience hors du commun qui à changer ma vie à jamais.


Pourquoi avoir décidé de partir vivre et travailler en Finlande ?

Ce n’était pas dans mes projets de vie. À l’origine, cette opportunité de travail est venue à moi grâce à une ancienne collègue rencontrée en Grèce, qui au cours d’une conversation, m’a dit qu’un réceptif finlandais pour lequel elle avait déjà travaillé, recherchait des profils comme le miens. Alors je me suis dit intérieurement : et pourquoi pas postuler ? Je n’ai jamais vraiment eu peur de sortir de ma zone de confort et de partir pour de nouvelles aventures… et c’est certainement pour cette raison que j’ai atterri en Laponie Finlandaise. Je ne crois pas vraiment aux coïncidences, je pense plutôt que certaines rencontres arrivent pour une bonne raison et que l’on saisit ou non les opportunités qui s’offrent à nous.

Dans quelle ville ou région es-tu principalement ?

Au-dessus du cercle arctique polaire, au degré de latitude 68° pour être très exacte, dans un petit village nommé Ylläs. Celui-ci se trouve à 180km au nord de Rovaniemi (la maison principale du Père Noël), capitale de la Laponie Finlandaise. Plus exactement, Ylläs se trouve à 2400km de Paris.

Est-ce que ça a été compliqué de trouver du travail sur place ? Comment t’y tu es prise ?

Non car j’avais un contrat de travail finlandais avant d’arriver sur place, ce qui m’a facilité la vie. Je ne partais donc pas la fleur au fusil. Il est également possible de partir en Finlande sans contrat et de trouver sur place avec un peu de patience et de persévérance. Certains secteurs recrutent fréquemment comme ceux de la santé, de l’informatique et du tourisme. Cependant, il est impératif de parler l’anglais couramment.

En quoi consiste ton métier ? Quelle saison préfères-tu ?

Après une formation prise en charge par mon entreprise, j’ai débuté en tant que guide touristique, métier passionnant dans lequel je me suis épanouie en transmettant mes connaissances et ma passion pour la destination. J’ai guidé des groupes internationaux en français, anglais et espagnol à travers des activités et safaris variés. Puis, j’ai pu évoluer au sein de la même entreprise dès ma deuxième année, en tant que coordinatrice de projets. Mon métier consistait à coordonner les ressources internes et les partenaires extérieurs (agences de voyages, prestataires locaux d’activités, de transports & hôteliers, représentants des tours opérateurs à destination), à opérer chaque semaine des groupes pouvant aller jusqu’à 200 personnes, à diriger les réunions et conférences clients, à développer les ventes d’excursions optionnelles, à former les nouveaux guides sur la destination et les procédures de guidage et enfin à guider des groupes d’agents de voyage et de commerciaux dans le cadre d’eductours et de voyages de repérage à travers toute la Laponie. Chaque année, ma responsable me confiait plus de responsabilités. Lors de ma dernière mission, j’étais en charge des opérations pour les marchés français et irlandais. L’avantage est qu’en Finlande, la hiérarchie n’est pas pyramidale comme elle peut l’être en France, il est donc très facile d’échanger avec ses supérieurs et votre point de vue est souvent demandé et respecté. Pas de routine ! C’est un métier passionnant et très prenant.

Croyez-moi ou pas mais en Finlande il y a 8 saisons, plutôt bien définies. La nature se transforme au gré de ces 8 saisons et le spectacle qu’offre dame nature est plus qu’impressionnant. Si je devais en choisir une, je dirais la deuxième partie de l’hiver à la sortie de la nuit polaire, c’est-à-dire à partir du 15 janvier jusqu’à fin mars. C’est la saison la plus froide de l’hiver, mais aussi la plus enneigée et la plus lumineuse. Durant cette saison, on peut pratiquer tous les sports de glisse ainsi que la pêche blanche. Il y a aussi une forte activité solaire, ce qui permet de voir fréquemment des aurores boréales.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile et facile pour t’habituer à la vie sur place ?

Commençons par le plus facile :

  • La vie sociale et le cadre de travail international ! Dès les premiers jours, j’ai rencontré mes futurs collègues dont certains sont devenus de vrais amis aujourd’hui. La froideur initiale des Finlandais peut très vite évoluer (même s’ils gardent une certaine pudeur exceptée au sauna) s’ils ont confiance en vous. La différence culturelle est forte mais très intéressante et enrichissante.
  • L’environnement naturel : apprécier au quotidien la beauté de la nature finlandaise, respirer de l’air pur, vivre et travailler dans un endroit non pollué ! J’ai vraiment été subjuguée par les vastes étendues de forêts et de lacs dès mon arrivée… j’ai pu me reconnecter facilement à la nature.

Et le plus difficile :

  • Quand on vient d’un pays tempéré comme la France, le climat lapon nous parait très rigoureux et froid (les températures peuvent descendre parfois jusqu’à -40°c en janvier). Mais le plus impressionnant réside dans le fait que les finlandais vivent beaucoup à l’extérieur, en harmonie totale avec la nature et leur environnement. Il faut donc être bien habillés et équipés (technique des 3 couches) pour pouvoir braver le froid. En Laponie, le froid est sec, ce qui veut dire que si l’on est bien équipé, normalement, tout va bien !
  • La nuit polaire qui dure de fin novembre à mi-janvier. Le manque de soleil et de lumière a un réel impact sur le corps dans le sens où nous sommes tours rythmés en tant qu’humain par la lumière naturelle. Parmi quelques exemples : la perte de cheveux, l’envie de manger à n’importe quelle heure, l’envie de boire plus de café qu’en France. Donc, il est obligatoire de prendre un cocktail vitaminé vendu en pharmacie pour se requinquer 

Quel est le coût de la vie sur place ?

Le coût de la vie sur place est un petit peu plus élevé qu’en France ; cependant leur pouvoir d’achat est supérieur à celui de la France. En Finlande, de nombreux services sont financés par les fonds d’impôts et donc peu coûteux pour les résidents : la formation et les services de santé publiques par exemple. Parmi ce qui coûte le plus cher : la nourriture et les boissons, qui coûtent 20% de plus qu’en France et les marchandises et services qui coûtent 23% de plus qu’en France. Ce qui m’a le plus choquée est le prix du fromage importé.

Quels ont été tes plus beaux souvenirs ? Quelles anecdotes as-tu à nous partager ?

Je crois que la Finlande détient la palme d’or de mes plus beaux souvenirs tant sur le plan personnel que professionnel. Parmi mes plus beaux souvenirs, je dirais :

 

  • Mon premier noël en tant que guide touristique en Laponie et toute la féérie qui entoure cet évènement si spécial, avec la rencontre du Père Noël officiel bien sûr.
  • Le nouvel an 2016-2017 avec mes amis en Laponie, avec en prime un double spectacle : celui du feu d’artifice et des aurores boréales qui ont jailli dans le ciel au même moment.
  • Mon premier sauna traditionnel public (je l’ai vécu comme un bizutage), avec mon amie finlandaise Raquel, que l’on appelle « avanto » et la baignade dans le lac gelé…très bon pour la circulation du sang. Une expérience que l’on n’oublie pas, je vous l’assure. Le sauna en Finlande, c’est comme l’apéro en France, c’est culturel, sauf qu’on y va dans son plus simple appareil. Il faut un temps d’adaptation mais on s’y fait.
  • Ma première fête de la Saint Jean appelée aussi « Juhannus » l’été dernier dans un chalet traditionnel au bord du lac avec des copains finlandais et français. C’est l’une des fêtes les plus importantes du pays, les Finlandais ont l’habitude de se réunir à ce moment-là pour fêter le solstice d’été – le 21 juin étant le jour le plus long de l’année avec en moyenne 23h de luminosité par jour en fonction du degré de latitude où l’on se trouve – phénomène également appelé « Soleil de Minuit ». Sortir du sauna traditionnel, plonger du ponton en bois et sauter dans le lac à 3h du matin sous le soleil de minuit est une expérience inoubliable.
  • Et plus généralement, je dirais des rencontres professionnelles qui m’ont marquée, l’exotisme, pouvoir pratiquer le ski sans limite, l’échange culturel, permettre à des centaines de personnes de réaliser leurs rêves en venant en Laponie et voir la magie dans leurs yeux.

Quels sont tes pires souvenirs ?

  • Un safari en motoneige sous -40° pendant lequel j’ai cru perdre mes doigts de pieds. L’arrêt brutal de l’activité en Mars dernier et le rapatriement des clients français à cause de la Covid.

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui aimeraient faire pareil que toi ?

Si vous aimer l’aventure et l’exotisme, alors n’hésitez pas à faire comme moi. L’expatriation vous apportera une expérience professionnelle, humaine et culturelle décuplée que vous ne trouverez pas en France. Vous acquerrez des compétences professionnelles mais aussi de nombreuses aptitudes personnelles comme la tolérance, l’ouverture d’esprit et l’adaptabilité. Il est également tout à fait possible de partir à l’étranger et de bâtir une carrière professionnelle stable. La vie est une succession d’expériences, alors suivez toujours vos intuitions et ambitions, ayez confiance en vous, saisissez les opportunités qui s’offrent à vous, sortez de votre zone de confort. Le jeu en vaut la chandelle.

Quels sont tes prochains projets ?

Avec mon amie et future associée Sophie, nous travaillons actuellement sur un projet de création d’entreprise en Finlande, toujours dans le secteur du Tourisme. Nous avons pour ambition de proposer une offre touristique différente de celles existantes en s’orientant vers un tourisme plus individuel et respectueux de l’environnement ; nous souhaiterions proposer des séjours atypiques et personnalisés en collaboration avec des prestataires locaux que nous connaissons, axés sur le sport, la nature, la rencontre culturelle. Plus qu’un voyage, une expérience de voyage.

En parallèle, je me forme au coaching et au consulting. À l’avenir, j’aimerais pouvoir faire de la formation, animer des conférences, et pourquoi pas travailler pour un organisme d’état comme l’Institut Français afin d’aider et de contribuer à l’intégration des expatriés en Finlande.

Le mot de la fin ou le conseil de fin ?

Je finirais par une petite citation d’un auteur que j’adore, « c’est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante » Paulo Coelho.

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