Pêche aux homards
Un petit bateau puissant et maniable, des casiers et leurs fanions multicolores, la mer et, en dessous, des pinces qui s’agitent. Ce monument de saveur séjourne sur les fonds rocheux des eaux peu profondes de Bretagne.
La rédaction Trvlr : Rédaction
Publié le 14 mars 2010 ; 1 min de lecture

Un petit bateau puissant et maniable, des casiers et leurs fanions multicolores, la mer et, en dessous, des pinces qui s’agitent. Ce monument de saveur séjourne sur les fonds rocheux des eaux peu profondes de Bretagne.
Un petit bateau puissant et maniable, des casiers et leurs fanions multicolores, la mer et, en dessous, des pinces qui s’agitent.
Ce monument de saveur séjourne sur les fonds rocheux des eaux peu profondes de Bretagne.
La nature l’a doté de pinces particulièrement puissantes redoutées à la fois de ses proies, des pêcheurs dont il dérobe les appâts des lignes de pêche ou encore de la cuisinière sans pitié l’ébouillantant vivant dans le fait-tout.
Une certaine rareté, une réglementation stricte préservant le renouvellement de l’espèce et, bien sûr, un goût inoubliable lui bâtissent une réputation méritée.
Une sortie en mer, le long des côtes d’Erquy (mais du Pornic à St Malo, toutes les côtes de Bretagne abritent l’Homarus gammarus) en compagnie d’un de ces discrets caseyeurs (pas forcément facile à convaincre de vous embarquer) vous permettra d’appréhender la difficulté du métier de pêcheur de crustacé, c’est inoubliable.
Bol d’air garanti, mal au cœur quasi assuré !
Les casiers sont munis d’appâts, déchets de poissons, chinchards, étoiles de mer et toutes sortes de choses qui chagrinent le nez du touriste mais ravissent le crustacé.
Les lignes d’une dizaine de casiers sont posées au fond près des lieux appréciés de la bête.
Les deux marins qui, au petit matin, reprennent la mer pour relever leurs prises sont de véritables acrobates.
Luttant contre courants, contre vagues, manœuvrant avec précision leur petite mais puissante embarcation dangereusement retenue par la filière, ils remontent les pièges.
Avec un peu de chance -il en faut-, pas mal d’expérience pour trouver les « bons coins », une bonne connaissance et habileté de navigation comme une certaine force physique, les homards sont au rendez-vous.
Les plus petits retournent au fond. Moins chanceux, les plus gros rentrent au port.
On peut assurer qu’il faut une sacré habitude pour les neutraliser.
Essayez donc un jour, comme ça, pour voir, dans un bateau qui rentre au port, même par petit temps d’attraper puis de coincer un homard agité entre vos cuisses pour, ensuite, lui passer un bracelet de caoutchouc sur les menottes qui n’ont qu’une envie ;
vous serrez la pince. Ca vous fait oublier le mal de mer jusqu’au mouillage.
Notre activité : Visite privée de Saint Malo et Dinard
© ; Pirmil 10.2000
Sources
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