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Groenland

Où voir des ours polaires dans le monde ?

L’observation de l’ours polaire dans son habitat naturel constitue une quête majeure pour les passionnés de faune arctique. Ce prédateur majestueux, véritable géant des glaces, évolue principalement sur les côtes circumpolaires. La réussite d’une telle expédition exige de cibler précisément les zones de migration, depuis les territoires nord-américains jusqu’aux archipels européens. Voici les régions les plus propices pour rencontrer le seigneur blanc dans des conditions optimales.

La rédaction Trvlr : Rédaction

Publié le 6 janvier 2021 ; mis à jour le 7 septembre 2026 ; 4 min de lecture

Un ours polaire marchant majestueusement sur la banquise dans l'océan Arctique

Situé à seulement 70 kilomètres de la frontière canadienne et 2 000 kilomètres du pôle nord, ce petit village est habité depuis des milliers d’années par des esquimaux Inupiats. C’est l’un des villages les plus isolés des États-Unis. Il constitue pourtant l’un des lieux d’observation des ours polaires les plus connus en Alaska.

01L'essentiel
Où
Dans les régions arctiques circumpolaires : Alaska, Canada, Groenland et Svalbard.
Quand y aller
En été (juillet-août) pour l'Europe et le Groenland, en automne pour la migration au Canada.
Durée conseillée
Une à deux semaines pour intégrer les temps de navigation et d'approche.
Budget indicatif
Élevé (de 120 à plus de 450 euros par jour selon la destination et le confort).
Pour qui
Les passionnés de faune sauvage et les amateurs de grands espaces polaires.
Le geste Trvlr
Garder le silence absolu lors de l'observation pour ne pas perturber l'animal.
Voir les disponibilités
Au sommaire (7 parties)
  1. 1.Le village isolé de Kaktovik en Alaska
  2. 2.Les terres inuites au Canada
  3. 3.L'île blanche du Groenland
  4. 4.Les îles du Svalbard en Norvège
  5. 5.Bon à savoir avant de partir
  6. 6.Le geste Trvlr
  7. 7.Pour aller plus loin

Le village isolé de Kaktovik en Alaska

Situé à seulement 70 kilomètres de la frontière canadienne et 2 000 kilomètres du pôle nord, ce petit village est habité depuis des milliers d’années par des esquimaux Inupiats. C’est l’un des villages les plus isolés des États-Unis. Il constitue pourtant l’un des lieux d’observation des ours polaires les plus connus en Alaska. L’accès à cette région reculée nécessite une préparation méticuleuse.

À la fin de chaque été, ce ne sont pas moins d’une centaine d’ours blancs qui prennent la direction de Kaktovik, dans l’attente de la chasse à la baleine. L’été étant la période creuse de la chasse, la plupart d’entre eux n’ont pas mangé depuis près de trois mois. Ils attendent avec impatience la reformation de la banquise pour se remettre en quête de nourriture. Leur comportement témoigne d’une adaptation exceptionnelle à cet environnement rude.

Ce phénomène de migration est en fait étroitement lié à une tradition ancestrale locale. Chaque année, les habitants de Kaktovik sont autorisés à prélever trois baleines boréales pour leur subsistance. Les parties non consommées sont alors déposées dans une zone protégée appelée la pile d’os. Cette pratique offre ainsi aux ours blancs un premier repas bienvenu avant les longs mois d’hiver.

Si le phénomène est spectaculaire à voir, il est tristement de plus en plus prolongé dans le temps. Les changements climatiques ont des conséquences directes sur la fonte et la reformation de la banquise. On observe par conséquent la présence des ours polaires de plus en plus longtemps autour de Kaktovik. Sans moyen de subvenir à l’appétit vorace de dizaines d’individus, le village se retrouve soumis à des intrusions. Cette cohabitation autrefois ancestrale se voit aujourd’hui fortement fragilisée.

Les terres inuites au Canada

Le Canada demeure sûrement la meilleure destination pour observer les ours polaires, et ce en toute saison. D’une part, près de soixante pour cent de la population mondiale y réside à l’année. D’autre part, cet immense territoire offre de très nombreux points d’observation accessibles aux voyageurs. L’observation s’y déroule généralement dans le respect strict des distances de sécurité.

Le parc national du Wapusk et la Baie d’Hudson

Un immense parc national a d’ailleurs été créé en 1996 afin de préserver spécifiquement l’espèce. Pour assister à l’un des plus spectaculaires flux migratoires, il faut prendre la direction du nord du parc. Cette zone névralgique se situe aux alentours de la petite ville isolée de Churchill. Les infrastructures sur place permettent une observation optimale dans des véhicules spécialement adaptés.

Située au nord de la province du Manitoba, sur les bords de la Baie d’Hudson, la ville s’anime chaque automne. Elle devient le théâtre de la migration de centaines d’ours polaires. Ces derniers quittent la toundra canadienne pour rejoindre le grand nord et ses températures négatives. Ils atteindront alors l’île de Baffin, dans le Nunavut, où de nouvelles glaces se forment rapidement.

Cette banquise fraîchement constituée leur offre un accès direct vers les cimes arctiques. Ce milieu naturel représente le meilleur terrain possible pour la chasse aux phoques. Quelle que soit la saison, il reste toujours la possibilité d’observer l’ours blanc dans ses différents environnements. Les côtes du Nunavut, l’île de Baffin ou le parc national du Wapusk constituent des terrains d’exploration parfaits pour cette quête.

L’île blanche du Groenland

L’ours polaire est très étroitement lié à l’histoire fondatrice du Danemark. Cet animal majestueux en est même devenu l’emblème officiel présent sur ses armoiries. Il est aussi le seigneur incontesté de la plus grande île au monde. Ce pays sauvage et gelé du Groenland offre des paysages polaires d’une envergure spectaculaire.

Les gigantesques glaciers, les impressionnants icebergs ou encore l’immensité de la calotte polaire composent ce décor hors norme. Ces vastes étendues immaculées constituent autant de terrains de jeu et de chasse privilégiés pour l’ours polaire. Les voyageurs y découvrent également une culture inuite authentique au cœur d’une nature totalement indomptée.

Néanmoins, l’immensité du territoire et son accès parfois difficile sont peu propices à l’observation du grand prédateur depuis la terre ferme. Ce vaste territoire demande une logistique rigoureuse pour l’exploration de ses majestueux glaciers. Pour avoir une chance d’admirer l’animal, il faut se rendre prioritairement dans le nord-est de l’île. La Baie de Dove se présente comme le point de chute idéal pour cette expédition nordique.

Dans cette zone reculée, vous aurez certainement la chance de les apercevoir en plein milieu de la journée. Les ours évoluent souvent à travers les magnifiques sculptures de glace qui font la caractéristique de la région. Il faut privilégier un point de vue depuis la mer pour profiter pleinement de ce spectacle saisissant. L’approche en bateau permet de garder une distance de sécurité vitale tout en observant leur comportement naturel.

Les îles du Svalbard en Norvège

Cet archipel se situe précisément entre l’Océan Arctique, la Mer du Groenland et la Mer de Barents. L’archipel norvégien du Svalbard se présente lui aussi comme un lieu de prédilection pour observer les ours polaires en Europe. Ce territoire isolé abrite une faune arctique d’une richesse naturelle infinie. C’est le Spitzberg, la plus grande île de l’archipel, qui conserve à elle seule toute la diversité du monde arctique.

Avec des paysages très variés, l’île alterne magnifiquement entre la toundra et de superbes lagunes glacières. On y trouve également d’immenses glaciers qui se jettent directement dans l’océan glacial. La région est la protectrice de nombreuses espèces animales, aussi bien terrestres qu’aquatiques. Étant protégés depuis la récente installation de l’homme, les ours polaires sont nombreux à vivre en maîtres sur le Spitzberg.

Ces grands prédateurs s’avèrent d’ailleurs très peu farouches sur ces terres septentrionales. Pour mettre toutes vos chances d’observateur de votre côté, il faut cibler la Baie de la Madeleine. Les régions situées à l’Est de l’archipel permettent également d’admirer au mieux l’ours polaire. Les safaris maritimes s’y organisent toujours dans le plus grand respect de l’environnement local.

Les occasions de rencontres se multiplient sur les Sept-Îles ou sur les gigantesques calottes glaciaires de la Terre du Nord-Est. L’île de Charles XII constitue également un excellent point d’observation lors d’une croisière expédition. Il ne sera pas rare de croiser plusieurs ours polaires curieux de vous rencontrer sur la banquise. Ces animaux majestueux offrent un spectacle fascinant, à admirer avec toute votre humilité face à cette nature sauvage.

Bon à savoir avant de partir

Une expédition vers ces contrées polaires exige une grande préparation financière et logistique. Pour un voyage au Groenland, il faut compter un budget petit autour de 120 euros par jour, un budget moyen de 250 euros, et jusqu’à 450 euros pour plus de confort. La monnaie en vigueur est la Couronne danoise. Les langues parlées sur place sont le groenlandais et le danois.

Il faut également prendre en compte un décalage horaire de moins quatre heures par rapport à la France. Concernant la période idéale, les mois de juillet et août offrent un climat plus clément idéal pour naviguer dans les fjords et observer la faune. La période estivale apporte également le phénomène exceptionnel du soleil de minuit. À l’inverse, l’hiver se montre beaucoup trop hostile avec une obscurité presque totale et un froid intense.

Le geste Trvlr

Lors de l’observation d’un ours polaire, le silence le plus absolu s’impose sur le pont du navire ou dans le véhicule. Il ne faut jamais chercher à attirer l’attention de l’animal par des bruits ou des gestes brusques. L’ours possède une ouïe et un odorat exceptionnels qui le guident dans ses déplacements quotidiens. Se fondre dans le paysage permet de prolonger ce moment d’observation sans perturber la quiétude du seigneur de l’Arctique.

Pour aller plus loin

Pour une approche radicale des confins arctiques, découvrez l’expérience unique de rejoindre le pôle nord en brise glace. Cette navigation exceptionnelle permet d’atteindre le toit du monde là où les jours ne succèdent pas aux nuits.

Sources officielles

Conditions d’accès, horaires d’ouverture et consignes de sécurité évoluent : vérifiez Office de tourisme officiel du Groenland et Site du gouvernement officiel du Groenland avant de partir.

Infos pratiques

Accès
décalage horaire -4 heures par rapport à la France [À VÉRIFIER : fuseau horaire exact], monnaie : Couronne danoise [À VÉRIFIER : monnaie en vigueur], langue : Groenlandais et danois [À VÉRIFIER : langues officielles]
Meilleure période
avril, juin, juillet, août
Budget
de 120 à 450 € par jour et par personne
Durée
Une à deux semaines pour intégrer les temps de navigation et d’approche.

Questions fréquentes

Sources

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