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Faire l’ascension du Kilimandjaro

On l’appelle le « toit de l’Afrique » et il règne en maitre sur les plaines de Tanzanie. Culminant à 5 895 mètres d’altitude, le Kilimandjaro est le plus haut sommet d’Afrique mais aussi le quatrième des sept plus hauts sommets du monde ! Nul doute que son ascension en fasse rêver plus d’un, surtout lorsque l’on apprend qu’elle est accessible pour toute personne en bonne condition physique. Zoom sur les informations et conseils indispensables pour entreprendre une des randonnées les plus incroyables.


Quand faire l’ascension du Kilimandjaro ?

Située sur l’équateur, la Tanzanie bénéficie d’un climat tropical et donc d’une saison des pluies et d’une saison sèche. Vous vous en douterez, nous vous recommandons d’éviter la saison des pluies qui s’étend de mi-mars à mai et de fin octobre à début décembre. Cependant, les changements climatiques de ces dernières années n’ont pas été sans bouleversés le climat du Kilimandjaro et malgré ces recommandations, il est possible d’avoir quelques (bonnes ou mauvaises) surprises une fois sur place. Pour le reste, il est possible de faire l’ascension tout au long de l’année, certaine période comme de juillet à octobre étant la pleine saison du trekking et donc celle la plus fréquentée par les visiteurs. Pour plus de calme, partez sur les mois de janvier et février et profiter de conditions idéales sans subir la frénésie touristique.

Comment choisir son guide pour le Kilimandjaro ?

Les aventuriers l’auront peut-être mauvaise mais interdiction formelle de s’attaquer à l’ascension sans guide certifié ni équipe de soutient, c’est-à-dire d’un cuisinier et de porteurs. En effet, l’ascension du Kilimandjaro étant règlementée, ce sont vos accompagnateurs qui veilleront à la règlementation concernant l’équipement de camping et de cuisson mais aussi à votre sécurité et votre santé durant toute l’expédition. L’économie de la Tanzanie étant principalement basée sur le tourisme, il vous revient de vous renseigner sur les bonnes conditions de rémunération de votre équipe sur place en interrogeant votre voyagiste. Certes, cela peut engendrer quelques euros supplémentaires mais lorsque vous verrez la charge qu’ils portent chaque jour pour vous offrir le confort de votre camp de repos, vos tentes montées et un bon repas chaud préparé, vous leur serez plus que reconnaissants !

Que prévoir comme équipement pour le Kilimandjaro ?

En fonction de la route que vous choisirez d’emprunter, il faudra compter entre cinq et huit jours de marche pour atteindre le sommet et redescendre. En débutant aux environs de 1 640 mètres pour terminer à 5 895 mètres, vous passez de températures allant de 20°C ou 25°C à -10°C voir -20°C une fois au sommet. Impensable donc de lésiner sur la qualité et la quantité de votre équipement. Soyez particulièrement vigilants quant au choix de vos vêtements de trekking nécessairement adaptés aux écarts de températures, de l’équipement de trekking, de protection et de confort, de la trousse de premier secours, des produits de toilettes, des documents que vous emporterez ou encore des vivres qui vous permettront de conserver l’énergie nécessaire aux longues heures de marche. Si c’est votre première grande ascension, vous réaliserez vite que tout cet équipement représente un budget conséquent. N’hésitez donc pas à en louer une partie, auprès de professionnels ou même de votre voyagiste mais faites toujours attention à la qualité !

Opter pour la route adaptée

Pour atteindre le « Peak Uhuru », autrement dit le sommet du Kilimandjaro, plusieurs itinéraires s’offriront à vous. En effet, pas moins de six routes s’ouvrent sur les flancs du « Toit de l’Afrique ». Les plus populaires sont la voie Marangu et la voie Machame, respectivement surnommées « Coca-Cola road » et « Whisky road ». Si la première est l’itinéraire le plus ancien et le plus aisé, la voie Machame offre des paysages plus spectaculaires. Bien qu’un peu plus soutenue, l’ascension par ces deux routes permet au corps de s’acclimater à l’altitude, favorisant ainsi vos chances de réussite.

La voie Rongai est moins fréquentée des touristes et donc plus préservée. Elle est aussi à privilégier lors de la saison des pluies car elle offre plus d’abris.

Enfin, les voies Umbwe, Lemosho et Shira sont considérées comme plus difficiles voir extrêmes. D’une part à cause des difficultés de randonnée et d’autre part par le rapide dénivelé auquel vous serez soumis, ne permettant pas à l’organisme de s’habituer aux effets de l’altitude. Quelques recherches ou des conseils auprès de votre voyagiste vous permettront de choisir l’itinéraire le plus adapté à votre condition physique et vos envies.

Se préparer physiquement (et mentalement)

Certes, vous entendrez que l’ascension du Kilimandjaro n’est pas très physique mais il est important de préciser cette vérité. Non, le Kilimandjaro ne requiert pas de conditions physiques particulières en termes d’engagement musculaire ou de techniques d’ascension. Néanmoins, le fait de monter à 5 895 mètres soumettra votre corps aux effets de l’altitude comme le manque d’oxygène et le changement de pression entrainant souvent maux de tête, vomissement, fatigue et perte d’appétit. À cela s’ajoutant des températures extrêmes, on comprend alors l’effort considérable qui va être demandé à l’organisme pour marcher plusieurs heures dans ces conditions. Car là est le secret de la réussite de l’ascension du Kilimandjaro, marcher très lentement et respecter son propre rythme pour laisser le temps au corps de s’acclimater.

Si vous voulez faire partie de 40% des ascensions couronnées de succès, envisagez de vous préparer physiquement à l’expédition. Sans vous entrainer pour les Jeux Olympiques, privilégiez au moins deux séances sport par semaine, de la course à pied et des exercices visant à préparer vos poumons au manque d’oxygène tel que des séances HIIT, si possible plusieurs mois avant votre départ.

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